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La flore et la végétation de l'ANTI ATLAS

 
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lahcen



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MessagePosté le: Lun Juil 03, 2006 11:30 pm    Sujet du message: La flore et la végétation de l'ANTI ATLAS Répondre en citant
Original PaperOriginalité de la flore et de la végétation de l'Anti-Atlas sud-occidental (Maroc)


F. Msanda 1, A. El Aboudi 2, J.P. Peltier 3
1Université Ibn Zohr, Faculté des Sciences, B. P. 28/S Agadir, Maroc2Université Mohamed V, Faculté des Sciences, B. P. 1014, Rabat, Maroc3Université Joseph Fourier, centre de Biologie alpine, Ecosystèmes et Changements environnementaux, B. P. 53, 38401, Grenoble, Cedex 9, France


Abstract

L'Anti-Atlas occidental marocain se caractérise par des structures de végétation constituées à la fois par des éléments de souche méditerranéenne, saharienne et tropicale qui cohabitent en fonction des conditions climatiques.

L'originalité du secteur tient à la présence du genre endémique Argania, d'éléments succulents, de Quercus ilex subsp. rotundifolia (qui trouve ici sa limite méridionale absolue au Maroc), d'un développement spectaculaire de la steppe à Artemisia inculta (qui annonce un domaine plus interne), d'une flore saharienne (sur le revers méridional) et de nombreuses endémiques.

Les principales structures de végétation sont rappelées et leur ordonnancement précisé. En fonction de critères édapho-géomorphologiques, diverses associations sahariennes ont été retrouvées et quelques nouvelles structures de végétation décrites. Le passage à la végétation saharienne se situe au nord du jbel Bani et correspond à l'isohyète des 100 mm. Toutes ces végétations se caractérisent par leur extrême dégradation, à l'origine souvent d'une uniformisation des paysages rendant difficile la reconnaissance des différents bioclimats.

Translated AbstractHerkunft der Flora und die Vegetation im südwestlichen Anti-Atlas (Marokko)

Der marokkanische westliche Anti-Atlas zeichnet sich durch das Vorhandensein von Vegetationsstrukturen aus, die sich zugleich aus mediterranen, saharischen und tropischen Geoelementen zusammensetzen, die je nach klimatischen Bedingungen nebeneinander vorkommen. Die Originalität dieses Gebietes zeigt sich im Vorhandensein der endemischen Gattung Argania, von Sukkulenten, im Auftreten der Stein-Eiche Quercus ilex subsp. rotundifolia, (die hier in Marokko ihre absolute Südgrenze erreicht), in der spektakulären Entwicklung von Artemisia-inculta-Steppen (mit Schwerpunkt im Innern des Gebirges), von saharischen Florenelementen (auf dem südlichen Gebirgsabhang) und von zahlreichen endemischen Pflanzenarten. Die bedeutendsten Vegetationstypen und ihre Artenkombinationen werden aufgeführt. In Abhängigkeit von den edaphischen und geomorphologischen Bedingungen können verschiedene saharische Pflanzengesellschaften nachgewiesen und einige neue Vegetationstypen beschrieben werden.
Der Übergang zur Saharavegetation tritt nördlich des jbel Bani auf im Bereich der 100 mm Isohyete. Alle Vegetationstypen sind extrem degradiert, dies führt zu einer Vereinheitlichung der Landschaften, was die Bestimmung der verschiedenen Bioklimate erschwert.
Received: 13 April 2002; Revised: 27 June 2002 Digital Object Identifier (DOI)


1.4 Historique

L'Anti-Atlas est étudié par différents auteurs depuis environ moins d'un siècle. Les premiers explorateurs tels que le Vicomte Charles de Foucauld, le Marquis R. de Segonzac ou Louis Gentil ont apporté une première vision générale de la géologie marocaine, mais ce n'est qu'avec la période d'exploration méthodique (1925-1936) que la connaissance de l'Anti-Atlas est entrée dans sa phase active. Elle débuta par l'établissement de cartes topographiques, indispensables à toutes études géologiques précises.

En 1936, vient une période de levés détaillés. Cette période est caractérisée par la création de la « Mission de recherche de l'or dans l'Anti-Atlas » par le service des Mines de France. Elle permettra l'établissement de nombreuses cartes géologiques au 1/50'000 des boutonnières précambriennes.

Neltner (1938), grâce à son travail de reconnaissance et d'exploration, fut le premier a dater les formations stratigraphiques successives de la chaîne de l'Anti-Atlas avec quelque précision. Cependant, l'idée que donne son mémoire sur la géologie et la structure de la chaîne reste encore assez schématique.

De 1946 à 1956, la recherche géologique vit une véritable révolution, grâce à l'apport de la photographie aérienne. Elle deviendra un outil de premier ordre pour les cartographes et les tectoniciens, surtout dans des pays découverts et dépourvus de végétation comme le Sud marocain.
Choubert (1945, 1947, 1952, 1960, 1963) apportera, par de ses travaux, une contribution de premier plan aux connaissances géologiques de l'Anti-Atlas. Il est le premier à donner une stratigraphie précise des formations précambriennes de l'Anti-Atlas. Il subdivise le socle précambrien en trois (1945), puis en 5 cycles orogéniques (1973). Il réalisa en outre de nombreux travaux et cartes géologiques qui ont servi et servent encore de documents de base pour toutes études du Précambrien marocain.
Leblanc (1972, 1973, 1993) démontre la présence d'un complexe ophiolitique dans le Précambrien II de l'Anti-Atlas et affirme l'existence, en dehors du cycle éburnéen (1750-1900 Ma), d'un seul cycle orogénique : le cycle panafricain (788-600 Ma). Cette orogène est subdivisée en deux phases : une phase majeure (B1, 685 Ma) et une phase tardive (B2, 600 Ma).

Charlot (1978) apporte la preuve du modèle proposé par Leblanc (1972, 1973) grâce à la géochronologie et rajeunit la majorité des âges proposés par Choubert (1952, 1963) et Choubert et Faure-Mauret (1970-72, 1973-76).

Leblanc et Lancelot (1980) proposent une nouvelle échelle stratigraphique des formations du Précambrien de l'Anti-Atlas ainsi que le premier modèle géodynamique de cette région.

A cette même période, de nombreuses études locales (Leblanc et Billaud 1978, 1982,1990), (Leblanc et Mouloud 1988; Al Ansari, 1997 ; Leistel, 1991) portant sur le potentiel métallogénique des boutonnières précambriennes voient le jour.
Des études à caractères plus académiques se succèdent dans l'Anti-Atlas central (Saquaque et al. 1989, 1992 ; Naidoo et al. 1991, 1993 ; Hefferan et al. 1991 ; Bouougri et al, 1992, 1994 ; Leblanc et Moussine-Pouchkine, 1994) et oriental (Ighid, 1989 ; Benharref, 1991 ; Graber, 1991 ; Rjimati et al. 1992) dès la fin des années quatre-vingt, principalement sous l'impulsion du laboratoire de géologie structurale de l'Université Cadi Ayyad, dirigé par Saquaque à cette période, ainsi que des différentes sociétés minières du groupe ONA.

· L'Anti-Atlas occidental qui s'étend de l'océan Atlantique jusqu'au Piémont du Siroua.
· L'Anti-Atlas central qui s'étend de Taliounine à Skoura.
· L'Anti-Atlas oriental qui longe la vallée du Dadès et se termine vers Erfoud à l'Est .
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